Inès de la Fressange nous invite dans son nouvel appartement parisien – Elle Décoration

Déménager ? Cela ne me fait pas peur. J’aime bien changer d’univers et de déco. Pour la première fois depuis longtemps, j’habite rive droite. J’adore « ma » rue. Elle est très vivante, avec des commerces et une foule de jeunes gens accompagnés d’enfants. On se croirait dans la fameuse pub des années 1980 pour une lessive, où règne une entente formidable entre les commerçants et les habitants. Chaque fois que j’emménage dans un appartement, je me renseigne sur l’histoire de son immeuble. Cela m’aide à trouver un style pour le meubler. 

Le « Dictionnaire historique des rues de Paris », de Jacques Hillairet (éd. de Minuit), paru pour la première fois en 1960, donne toutes les informations. C’est un très joli cadeau de Noël. En le lisant, j’ai appris que le secrétaire de Balzac et le compositeur Jacques Offenbach habitaient mon immeuble. Je pense qu’il faut respecter le lieu qu’on investit : je n’allais pas me lancer dans de l’archi-contemporain avec des meubles design. J’ai choisi plutôt le style brocante et commandé beaucoup de choses sur Selency, sur eBay et sur Catawiki, un site d’enchères en ligne.

L’appartement d’Inès de la Fressange se devait d’être vintage

J’ai rompu avec tous les styles de déco de mes précédents appartements. Je voulais donner l’impression d’un lieu qui ait une histoire. En déco, il faut aussi penser à la façon dont on vit au quotidien et pas seulement aux quelques fois où on organisera une soirée. Quand j’ai emménagé, alors qu’il n’y avait rien dans l’appartement, j’ai invité des amis à dîner. On a mangé des pizzas par terre et tout s’est bien passé. Les maisons les plus chics que j’ai vues sont celles où règne un certain lâcher-prise. Quand tout est trop parfait, ça manque de charme.

Voici donc mon appartement. Il est beaucoup plus chargé que ceux que j’ai eus auparavant, mais il correspond à ma vie du moment. Je le loue, et quand je partirai, je pourrai tout emporter avec moi (sauf le papier peint, bien sûr…). Mais rien ne dit que je ne changerai pas tout quand même. Maintenant que je suis une adepte de la déco vintage, je culpabilise moins de me séparer de mes meubles pour en acheter de nouveaux. Ces meubles chinés sont aussi de meilleure qualité que les meubles de « fast déco », donc bien plus faciles à revendre. Mais je n’en suis pas là encore. En attendant, je vous invite chez moi, pour partager mes quelques astuces qui donnent de bonnes ondes à un appartement.



Di Art

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