Que faire au jardin en octobre ?

Que faire au jardin en octobre ?

1 octobre 2022 0 Par admin


Que faire au jardin en octobre ? – © TwentySeven/iStock

L’automne s’installe et une nouvelle phase s’amorce dans les plantations. Que faire précisément au jardin au mois d’octobre ? La réponse avec notre calendrier des travaux de jardinage à exécuter chaque mois.

Les températures baissent, le soleil se couche plus tôt, les récoltes de la belle saison s’amoindrissent… Bref, un nouveau cycle s’annonce. C’est d’ailleurs l’occasion de faire le bilan de ce qui a fonctionné (ou non), et de réfléchir à quelques améliorations pour l’année à venir. Octobre ne signe pas pour autant le repos du jardinier qui peut planter et multiplier la végétation avec succès. Vivaces, bulbes et haies s’enracinent, arbustes persistants et magnolias se préparent d’ores-et-déjà au printemps. En outre, l’humidité redonne de la splendeur à la pelouse et aux fleurs. Quant aux récoltes gourmandes, il faut vite s’en charger avant que le gel ne leur donne le coup de grâce. On se retrousse les manches au jardin !

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JARDIN D’ORNEMENT : QUE FAIRE EN OCTOBRE ?

Fleurs

  • Planter directement en place les bisannuelles (pâquerettes, pensées, monnaies-du-pape, myosotis…) achetées en godet ou repiquer les semis effectués en été.
  • Garnir les massifs de potées de chrysanthèmes d’automne, de choux d’ornement ou de bruyères. Une astuce du « Petit Larousse du jardin mois par mois » (éd. Larousse) : pour une composition plus variée, espacer les bisannuelles dans les massifs et planter à leurs pieds des bulbes de tulipes, narcisses ou jacinthes.
  • Supprimer les fleurs fanées des pois de senteur.
  • Collecter régulièrement les graines sur les plantes vivaces et saisonnières défleuries. Elles seront utiles pour l’année prochaine !
  • Avant les premières gelées, rempoter et hiverner les plantes semi-rustiques : fuchsias, verveines, pélargoniums.
  • Pincer – c’est-à-dire supprimer l’extrémité tendre des rameaux, à la main ou avec des ciseaux – les jeunes plants de giroflées avant de les repiquer.
  • Traiter les chrysanthèmes de Toussaint en prévention de la rouille et de l’oïdium.
  • Planter les vivaces vendues à racines nues : muguets, pivoines, hémérocalles, liatris… Ainsi que les vivaces rustiques à grand développement comme les rhubarbes d’ornement.
  • Conserver les inflorescences fanées – très décoratives en hiver – des agapanthes, ligulaires, achillées, échinacées
  • Enlever régulièrement les feuilles mortes accumulées dans la rocaille. Protéger le collet des plantes de rocaille grâce à un matelas de gravillons.
  • Protéger les plantes vivaces les plus frileuses (sauges, fuchsias du Cap, penstémons) avec un paillis.
  • Éplucher délicatement les bulbes de tulipes avant une plantation tardive. Ils se réhydrateront plus rapidement.
  • Commencer à protéger la souche des plantes bulbeuses peu rustiques comme les arums, les cannas et les crinums avec a minima un épais paillis.
  • Dès les premières gelées, déterrer les bulbes à floraison estivale non rustiques : dahlias, glaïeuls, bégonias, freesias, gloriosas… Faire sécher leurs bulbes et souches et les entreposer dans un endroit sec et hors gel.
  • Palisser au fur et à mesure les rameaux des rosiers sarmenteux et les lianes avec des liens souples.

© ADEN TRIRUMOKO/iStock

Arbres et arbustes

  • Planter les conifères, ainsi que les arbres et arbustes persistants vendus en motte ou en conteneur.
  • Si le sol n’est pas trop sec, transplanter les arbres et arbustes mal placés à la fin du mois d’octobre.
  • Planter les pieds de pivoines arbustives.
  • Découper une collerette dans la pelouse autour du pied des arbres et des arbustes pour éviter d’abîmer le tronc lors de la tonte.
  • Marquer les branches à supprimer en hiver, une opération plus facile à exécuter lorsque les arbres sont encore en pleine végétation.
  • Pour le jardinier expert, bouturer à bois sec (quand la végétation est au repos) les saules, sureaux, arbres-aux-papillons, groseilliers d’ornement et seringats.
  • Marcotter les ronces d’ornement.
  • Pour les niveaux avancés, procéder à la technique du marcottage aérien avec les magnolias, rhododendrons et mahonias de Chine.
  • Sous abri, bouturer le bois aoûté (durci à la base) des pousses en fin de végétation et encore feuillues des arbustes ligneux : armoises, lavatères en arbres, chèvrefeuilles arbustifs, sureaux, viornes, weigelias… Bouturer également sous châssis froid les tiges des bruyères d’hiver, du magnolia persistant, des céanothes persistants et de divers conifères du type Thuya ou Cupressus.
  • Traiter les pins d’ornement contre les colonies de chenilles processionnaires.
  • Surveiller l’apparition de l’oïdium sur les chênes, érables, fusains du Japon et mahonias.
  • Supprimer la végétation des grimpantes annuelles (cochées, capucines, doliques, haricots d’Espagne…) après les premières gelées.
  • Protéger les plantes grimpantes les plus fragiles : passiflores, Tecoma…
  • Bouturer les pousses des arbustes destinés aux bordures : buis, armoises, germandrées petit cyprès…
  • Après les tempêtes d’automne, traiter les faux cyprès et les thuyas malades à la bouillie bordelaise.
  • En bord de mer, enlever le sel des végétaux persistants au jet d’eau.

Pelouse

  • Entretenir la pelouse : tonte, passage du rouleau, aération, arrosage.
  • Espacer progressivement les tontes en remontant graduellement la hauteur de coupe.
  • Broyer et évacuer les feuilles mortes.
  • Éliminer le feutrage formé à la base des brins de gazon à l’aide d’un râteau scarificateur pour laisser l’eau s’infiltrer.
  • Découper la bordure des massifs.
  • Rénover les zones de gazon endommagées avec un mélange de graines spécial regarnissage.
  • Si la pelouse est humide et envahie de mousse, scarifier la pelouse.

Bassin

  • Continuer à évacuer les algues filamenteuses envahissant les bassins peu oxygénés.
  • Lorsque les capucines ont gelé, débrancher les installations type pompes et jets d’eau à entreposer pour l’hiver.
  • Soulager les touffes âgées de nymphéas de leur surplus de feuilles.
  • Installer un filet au-dessus des plans d’eau situés sous des arbres pour recueillir les feuilles mortes. Il éloigne également les hérons des poissons du bassin.
  • Supprimer quelques rosettes des plantes flottantes pour limiter leur expansion.
  • Nettoyer les feuillages et les fleurs fanées des plantes de berge exubérantes.
  • Avant les premières gelées, rentrer à l’abri les plantes flottantes fragiles : jacinthes, laitues d’eau, lotus, nymphéas.

QUE FAIRE AU POTAGER EN OCTOBRE ?

  • Récolter les courgettes, les potirons, les haricots et les carottes. Rentrer les pots de basilic et de persil.
  • Si le sol est bien drainé, planter l’ail blanc et l’ail violet, sinon attendre le printemps.
  • Dernier carat pour planter les choux de printemps et les laitues d’hiver.
  • Afin de limiter leur amertume, faire blanchir les cardons, chicorées, frisées et scaroles en liant leurs feuilles ou en les recouvrant d’une cloche opaque.
  • Mettre les poireaux en jauge pour les conserver en attendant leur consommation : les aligner dans une tranchée avant de les couvrir de terre et de feuilles mortes.
  • Si elles restent en place, pailler les carottes pour éviter le gel.
  • Nettoyer le potager et mettre les débris de culture dans le compost.
  • Vérifier si le compost est prêt (s’il ressemble à une terre sombre aux odeurs de sous-bois, si la couche inférieure ne contient plus de vers rouges…).

© JuliaDementeva/iStock

QUE FAIRE AU VERGER EN OCTOBRE ?

  • Replanter ailleurs les éventuels pieds de framboisiers envahissants.
  • Un conseil du livre « La permaculture mois par mois » de Catherine Delvaux (éd. Ulmer) : en début de mois, supprimer les branches de figuier qui ont fructifié en taillant au-dessus d’une des pousses de la base.
  • Cueillir les pommes et les premiers kiwis. Ramasser les noix tombées.
  • Afin de limiter l’apparition de rouille ou de pourriture grise, traiter les petits fruitiers avec de la décoction de prêle diluée à 10 % dans de l’eau. Ajouter du savon noir, de l’huile végétale ou du lait pour améliorer la rétention et la surface d’étalement.



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